LPP 1 > 15 - 65x50cm each - 2017>19 (work in progress)
Collage and mixed media on paper 

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Work papers almost gone to trash (paper towel, studio) are «re-activated» by a series of simple, methodical and economical actions (unfold, stretch, paste...)moving from third dimension to the “flat“ dimension. The addition of drawing based on pencil reconstruction of some colors transforms the collage of the two interfaces into an uncertain collation which complicates the interiority/exteriority ratio and reevaluates the plastic function of the outline, inducing a speculative tension on the relations between the surfaces. Each work is an autonomous object as the element of a group. The plastic potential of these “small papers“ is endless (series still in progress) allowing both tense and harmonic chords. The purpose of the appropriation is not to comment on the original material but to question the observation on this matter at a time when everything is derealised. Due to their “transplantation“, their structure and their history, the papers take on a melancholic aspect reminiscent of the still life, and give an impression of organic matter.

Des papiers voués à la disparition (essuie-tout, atelier) sont “ré-activés“ par une série d’actions simples, méthodiques et économes (déplier, étirer, coller...) opérant un passage de la troisième dimension à la dimension plan. L’addition du dessin appuyé sur la reconstitution au crayon de certaines couleurs transforme le collage des deux interfaces en un assemblage incertain qui complexifie le rapport intériorité/extériorité et réévalue la fonction plastique du contour, induisant une tension spéculative sur les relations entre les surfaces. Chaque œuvre est un objet autonome comme l’élément d’un ensemble. Le potentiel plastique de ces “petits papiers“ semble s’étendre à l’infini (série toujours en cours) permettant des accords à la fois tendus et harmoniques. L’appropriation n’a pas ici pour finalité d’émettre un commentaire sur la matière source mais d’interroger l’observation sur cette matière à une époque où tout se déréalise. Du fait de leur “transplantation“, de leur structure et de leur histoire, les papiers revêtent un aspect mélancolique rappelant la nature morte, et donnent une impression de matière organique.