LES PETITS PAPIERS

LPP 1 > 15 - 65x50cm each - 2017
Collage and mixed media on paper 

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Work papers almost gone to trash (paper towel, studio) are «re-activated» by a series of simple, methodical and economical actions (unfold, stretch, paste...)moving from third dimension to the “flat“ dimension. The addition of drawing based on pencil reconstruction of some colors transforms the collage of the two interfaces into an uncertain collation which complicates the interiority/exteriority ratio and reevaluates the plastic function of the outline, inducing a speculative tension on the relations between the surfaces. Each work is an autonomous object as the element of a group. The plastic potential of these “small papers“ is endless (series still in progress) allowing both tense and harmonic chords. The purpose of the appropriation is not to comment on the original material but to question the observation on this matter at a time when everything is derealised. Due to their “transplantation“, their structure and their history, the papers take on a melancholic aspect reminiscent of the still life, and give an impression of organic matter.

Des papiers voués à la disparition (essuie-tout, atelier) sont “ré-activés“ par une série d’actions simples, méthodiques et économes (déplier, étirer, coller...) opérant un passage de la troisième dimension à la dimension plan. L’addition du dessin appuyé sur la reconstitution au crayon de certaines couleurs transforme le collage des deux interfaces en un assemblage incertain qui complexifie le rapport intériorité/extériorité et réévalue la fonction plastique du contour, induisant une tension spéculative sur les relations entre les surfaces. Chaque œuvre est un objet autonome comme l’élément d’un ensemble. Le potentiel plastique de ces “petits papiers“ semble s’étendre à l’infini (série toujours en cours) permettant des accords à la fois tendus et harmoniques. L’appropriation n’a pas ici pour finalité d’émettre un commentaire sur la matière source mais d’interroger l’observation sur cette matière à une époque où tout se déréalise. Du fait de leur “transplantation“, de leur structure et de leur histoire, les papiers revêtent un aspect mélancolique rappelant la nature morte, et donnent une impression de matière organique.


YOU'RE GOING TOO FAST - Mixed media
La proposition “You’re going too fast“ invite au ralentissement du regard et à la réflexion autour des espaces physiques et mentaux que représentent la plage et le soleil. Le travail de captation, de collecte et d’observation de la Grande plage de Biarritz (“record of my little spot") est le préambule et le déclencheur de ce corpus de travaux entre images, peintures et dessins.



RECORD OF MY LITTLE SPOT - Memento px16 - 2017 - 80x60cm, lambda prints (private collections)
RECORD OF MY LITTLE SPOT - Atlas px128 - 2017 - 80x60cm, lambda prints (private collections)

RECORD OF MY LITTLE SPOT - Images (2)
À partir de prises de vue domestiques (smartphone shots, fenêtre depuis 2014) et sans intention initiale, ces panoramas sans retouche, sélectionnés et juxtaposés arbitrairement en “atlas“ agissent tels des images inventaires du réel, questionnant le regard, le sentiment, les notions de frontière, de présence et d’absence, de rapport au temps. Des centaines de clichés où La Grande Plage de Biarritz (autrefois appelée Plage des Fous) apparaît à toutes les saisons, à toutes les heures, dans tous ses états.

SURFACE, SURFACE ? 1 - 2017 - 114x146 cm - Mixed media on canvas. Private collection
SURFACE, SURFACE ? 2 -2017 - 114x146 cm - Mixed media on canvas. Private collection
SURFACE, SURFACE ? 3 - 2017 - 81x100 cm - Mixed media on canvas. Private collection
SURFACE, SURFACE ? 4, 5, 6 - 2017 - 33x41 cm each - Mixed media on canvas. Private collection

SURFACE, SURFACE ? - Paintings (6)
“A record of my little spot“ engendre l’analyse du lieu Plage, un espace intermédiaire entre solitude et multitude, intérieur et extérieur, ville et nature. Une surface où l’esprit et le corps se “réparent“. Chaque toile délimite détails, parcelles, aspirant à devenir un tout cadré et réinterprété par le pictural. Des fragments arrachés à l’ensemble et transformés en nouveaux ensembles, réflexions sur la régénération et sur l’individualisation des formes de vie (à la plage).


PENSÉE SOLAIRE 1, 2, 3, 4, 5 - 2017 - 50x40 cm each. - Pencil on paper. Private collections


PENSÉES SOLAIRES - Drawings (5)
Le “dessin“ explore ici l’influence des sensations premières (physiques ou psychologiques) ressenties durant l’été par chacun à la plage : dénuement, éblouissement, chaleur, acceptation, consolation. Ces œuvres entre portraits et paysages, allégories de vécus entre réel et utopie, matérialisent ces moments rares où l’individu fait un “stock de pensées solaires pour affronter le monde et son chaos“. (Citant Jean-Louis Cianni (Philosopher à la plage, Éd. Albin Michel, 2016)