Ces recherches regroupent les dispositifs NOUS SOMMES DES ÎLES, d’une part, et la série de “dessins“ ÎL d’autre part (voir plus bas.).

Chaque installation, met en regard une œuvre sur toile et un (ou plusieurs) galet(s) comme un paysage favorisant la méditation. Les peintures suivent un protocole systématique : elle débutent par un autoportrait vertical et se poursuivent par une variété d’opérations à l’horizontale. Une succession de couches où plusieurs dilutions permettent “d’animer“ les tonalités de l’encre, puis des recouvrements successifs de peinture qui émondent le récit graphique et font apparaître des motifs entre vue satellitaire et microscopie cellulaire. Chaque tableau est une écriture, un récit, un faire puis un défaire de notre réel, dont le sombre révèle au final une présence lumineuse, presque électrique. Au sol, les galets sont verticalisés et parés de tissu : ils sont doublement sacralisés. Le temps soulignera leur mystérieuse permanence confrontant l’effacement des couleurs du tissu peint à leur impassibilité formelle.
 

A l’instar du travail de l’artiste, chaque œuvre de la série Nous sommes des îles est une pièce (protéiforme) qui convoque l’intime du spectateur en ces temps d’immédiateté où la vitesse et l’accumulation caractérisent notre rapport à l’image. L’œuvre agit tel un horizon, miroir et voyage premiers pour la pensée, entre survol de notre présence au monde et plongée dans les abysses de notreidentité, elle sonde notre rapport au monde et à nous-mêmes. 

NOUS SOMMES DES ÎLES 01 (4 degrees) - Installation - 2016
Toile 130x97cm (technique mixte) + Galets et tissus peints


NOUS SOMMES DES ÎLES 02 (Constamment je brûle) - Installation - 2016
Toile 130x97cm (technique mixte) + Galets et tissus peints

NOUS SOMMES DES ÎLES 03 (Take me to the alley) - Installation - 2016
Toile 146x114cm (technique mixte) + Galet et tissu peint


ÎL
Utilisant le processus plastique à rebours en excluant l’autoportrait, et questionnant la matérialité de la trace et les possibilités d’apparition entre transparences et cadrages arbitraires, le dessin sur papier interroge le regard sur la conformité ou la fragilité de nos espaces de pensée face au réel.

ÎL - Série - 2016 - 9x 65x50cm - Tech.mixte sur papier - 1, 2 et 3 : collection particulière