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APIRILAREN2637-3 - 300x235cm
Acrilyc, oil pastels, pencil and spray on bed sheets - 2019

APIRILAREN2637-2 - 280x230cm
Acrilyc, oil pastels, pencil and spray on bed sheets - 2019

APIRILAREN2637-1 - 225x245cm
Acrilyc, oil pastels, pencil and spray on bed sheets - 2018

 

EN
Apirilaren2637 * (ongoing series of paintings) attempts to mediate an «active» memory (a present feeling nourished by a heavy past) by a representation confronting intimate history and collective History. What traces of drama remain in oneself as in collective consciousness? How to relate (make beauty?) an interiority that concerns, beyond the artist, a minority (the Bask people), and more broadly a humanity linked by the tragic?

The work frees itself from a narrative ambition and proposes a mental landscape, a pictorial zone, examining the cohabitation and inter-relationality of dark and luminous surfaces (thoughts). The visual vocabulary is evocative: the material support (sheets of the artist and his relatives) warns on this time of active sleep that reboots a state of consciousness between old fears and new aspirations, the spray, refers to graffiti claims of “ETA-GAL“ years (related to the event of Gernika and Franco dictatorship  years that followed) during which the artist grew up, it acts both as a signal, a reminder of history, and as an alarm witnessing the fragility of peace.

*Apririlaren2637 is a direct reference to Gernika bombing, April 26, 1937 (Apirilaren means April in Bask), a sadly symbolic drama, the first bombing of a civilian population, before Dresden, Nagasaki, Hiroshima, and many others since, in Syria and elsewhere...

FR
Apirilaren2637* (série de peintures en cours) tente la médiatisation d’une mémoire “active“ (un sentiment présent nourri d’un passé à vif) par une représentation confrontant histoire intime et Histoire collective. Quelles traces d’un passé dramatique subsistent en soi comme dans la conscience collective ? Comment faire le récit (beauté?), d’une intériorité qui concerne, au-delà de l’artiste, une minorité (le peuple Basque), et plus largement une humanité liée par le tragique ?

Le travail s’affranchit d’une ambition narrative et propose un paysage mental, une zone picturale, examinant la cohabitation et l’inter-relationalité de surfaces (pensées) sombres et lumineuses. Le vocabulaire visuel est évocateur : le support (les draps de l’artiste et de ses proches) alerte sur ce temps de sommeil actif qui “reconfigure“ un état de conscience entre peurs anciennes et nouvelles aspirations, le spray, lui, fait référence aux graffitis revendicatifs des années “ETA-GAL“ (liées à l’événement de Gernika et aux années de franquisme qui ont suivi) durant lesquelles l’artiste a grandi, il agit à la fois comme signal, rappel de l’Histoire, et comme alarme témoignant de la fragilité de la paix.

*Apririlaren2637 est une référence directe au bombardement de Gernika, le 26 Avril1937 (Apirilaren signifie Avril en Basque), un drame tristement symbolique, le premier bombardement d’une population civile, avant Dresde, Nagasaki, Hiroshima, et tant d’autres depuis, en Syrie et ailleurs...