// Janvier 2020 // Franck Cazenave travaille actuellement à la production du projet TALAYATMAC (Take A Look At Yourself And Then Make A Change).


Projet d'exposition (expérience) + rencontres + live avec :
 
ALEXIA BARRIER - SKIPPER
MARIE BASTIDE - AUTEURE, INTERPRÈTE
PEGGY BERGERON - DOCTEUR en SCIENCES & ENVIRONNEMENT
SOPHIE GEOFFRION - PHILOSOPHE
DUNE LUNEL - DIRECTRICE ARTISTIQUE
MIREN PRADIER - COMÉDIENNE, SCÉNARISTE, RÉALISATRICE
BLANDINE RINKEL - ÉCRIVAINE, INTERPRÈTE, PERFORMER
CHLOÉ (THÉVENIN) - PRODUCTRICE, DJ
VIRGINIE SASSOON - DOCTEUR SCIENCES de L'INFORMATION et COMMUNICATION
VIRGINIE TILMONT - JUGE D’INSTRUCTION

Identité Visuelle TALAYATMAC : DUNE LUNEL
DOSSIER COMPLET SUR DEMANDE
 

NOTE D'INTENTION (FRANÇAIS)

(...) Un être ne saurait être unique si les autres ne le sont pas. L’être en question ne serait alors qu’un échantillon bizarre. L’unicité de chacun implique qu’elle est un fait universel. (...) François CHENG, De l’âme (Albin Michel 2017)

Les révolutions technologiques ont profondément modifié notre rapport à l’image et changé la société en théâtre des egos questionnant notre rapport intime à l’image, à notre image, à notre identité. Le “selfie“, autoportrait moderne de diffusion massive, en est l’une des manifestations: un “bouclier narcissique“ qui permet “d’être soi-même“.

L’individu est animé par le contrôle d’“une image de soi médiatisée“ mais il est toujours un permanent mystérieux face à une impermanence de l’image qu’est le miroir. Qu’en est-il aujourd’hui du “stade du miroir“ après le “stade du selfie“? Comment rester ou redevenir “sujet“ face à l’IA? Comment préserver l’individuation de chacun face au pouvoir des réseaux sociaux ?

TALAYATMAC est un projet artistique qui ouvre des “fictions“ nécessaires pour tenter de redéfinir les nouvelles limites du rapport à soi face aux mutations technologiques et sociologiques actuelles. Le récit humain, artistique, de ces histoires dédoublées propose un processus de “réévaluation identitaire“, une poétique des changements et des réinventions de soi.

Interroger le miroir revient à interroger la question de frontière : l’image manquante est l’objet d’une quête entre réalité, imaginaire et rêverie, elle est peut être cette trace de nous-mêmes que l’on poursuit éperdument. Le récit humain, artistique, de ces histoires dédoublées propose un processus de “réévaluation identitaire“, une poétique des changements et des réinventions de soi. Interroger le miroir revient à interroger la question de frontière : l’image manquante est l’objet d’une quête entre réalité, imaginaire et rêverie, elle est peut être cette trace de nous-mêmes que l’on poursuit éperdument.

Ce projet est une expérience basé sur l’échange avec dix femmes, Alexia Barrier, Marie Bastide, Peggy Bergeron, Sophie Geoffrion, Dune Lunel, Miren Pradier, Blandine Rinkel, Virginie Sassoon, Chloé Thévenin, et Virginie Tilmont, un projet engagé en 2016, avant “l’affaire Weinstein“, #metoo, “Time’sup“, avant les révélations faites par Adèle Haenel et le livre de Vanessa Springora.

Genèse TALAYATMAC
(...)le miroir peut donc devenir un véritable instrument de connaissance, parce qu’il permet un autre regard sur la connaissance elle-même. En effet, passerelle entre deux mondes, entre le plan du connaître et le plan de l’être, le miroir est un véritable «symbole du symbolisme» Guy Michaud. Le thème du miroir dans le symbolisme français

L’artiste a envoyé un petit miroir (11x11cm) à chaque invitée. Sur le verre, une trace “indélébile“, dessin de type organique symbole de notre lien au monde, “augmentant“ le visible et le reflet.

Le miroir, précieusement enveloppé, fut accompagné de l’invitation à participer à TALAYATMAC : la demande simple de faire l’expérience du miroir gravé et de “renvoyer“ librement le matériau de son choix en retour. Aucune piste de réflexion, de sujet d’interprétation, de calendrier, de consigne formelle, ou de support.

De ces expériences est né un corpus original de travail : chaque élément recueilli (écrit, photo, musique...) s’est rangé du côté de la fabrique des oeuvres. Chaque échange a donné vie à une “mise en œuvre“ extra-narrative et subjective par l’artiste, en résultent neuf œuvres, neuf “dialogues“ entre matière originale de l’invitée et matière conçue par l’artiste “en miroir“.

Ces échanges sont à la base du projet global TALAYATMAC propose une exposition expérience + talks + “live“.